2013年4月6日土曜日

ニュージーランド保護領のクック諸島、脱税天国

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ニュージーランド保護領のクック諸島、脱税天国

Tout financier offshore est une île, hier comme aujourd'hui...
 Le Monde.fr | 05.04.2013 à 13h08 • Mis à jour le 05.04.2013 à 18h32
Par Marc Roche

Au printemps 2001, Le Monde m'avait envoyé en reportage dans le Pacifique pour enquêter sur les paradis fiscaux de cette région qui, profitant de l'éloignement géographique, de l'absence d'un régulateur digne de ce nom et du secret bancaire, accueillait les bras ouverts l'argent baladeur à la recherche d'un havre de paix.

De facto, un protectorat de la Nouvelle Zélande, les îles Cook, à l'époque donnaient refuge aux capitaux des "super riches" américains et australiens et des entrepreneurs chinois et russes. Sans oublier une poignée de milliardaires européens, à l'instar du baron Elie de Rothschild.

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Surprise, Rarotonga, la capitale de l'archipel, ne sentait pas le luxe tapageur et l'argent noir à plein nez, comme les petits paradis financiers des Antilles. Pas de Rolls, de limousines, de palaces, de plages privées. Dans le "centre-ville", à l'écart des boutiques à bibelots, des bars en plein air imitation tropicale et des marchands de glaces, s'élevaient des constructions blanches de deux ou trois étages, à charpente de bois, munies d'auvents : la "City", la place financière off shore, ne payait pas de mine.

Lire l'enquête Des banques françaises à l'ombre des palmiers

MINIMISER "BANALEMENT" SES IMPÔTS

"Nous permettons à nos clients de minimiser banalement leurs impôts. Mais il n'est pas question de lessiver l'argent du crime", nous disait un avocat australien spécialisé dans la mise sur pieds de sociétés-écrans. On les appelait "cookies", ces entités juridiques locales créées dans le cadre de l"International Companies Act", texte voté par l'assemblée locale-croupion réglementant soit disant l'industrie financière. On retrouvait d'ailleurs les mêmes montages dans les autres zones off shore de la région, Nauru, le Vanuatu, Samoa ou Nioué.

Notre interlocuteur soulignait que ses clients étaient essentiellement des Américains, des Australiens et des Chinois. Des Européens ? "Une poignée... ". On n'en saura pas plus. Tout financier off shore est une île, hier comme aujourd'hui...

Bien malin qui, entre secret bancaire et éloignement géographique, était capable de déceler l'origine de fonds dans cette place financière exotique. Il n'y avait ni impôt sur les sociétés, ni sur les plus-values ou sur les droits de succession. Le gouvernement de Rarotonga ne disposait d'aucune information sur les dizaines de milliers de compagnies qui disposaient d'un siège social fictif auprès de l'une des sept firmes financières internationales agrées. Ces dernières n'étaient pas tenues d'identifier leurs clients ou de tenir des registres.

Lire le chat Offshore Leaks : Nous publierons une dizaine de noms français significatifs

AVOCATS EN CHEMISES HAWAIENNES

Les sociétés en question étaient domiciliées à Rarotonga, mais les fonds étaient gérés par des grandes maisons de courtage de Wall Street, de la City ou de Genève. Quant à la puissance tutélaire, la Nouvelle Zélande, elle se refusait à intervenir dans cet archipel totalement autonome, par crainte de se faire accuser de "néo-colonialisme"... Les autorités de Wellington avaient néanmoins obtenu, à la fin 1999, la nomination d'un commissaire indépendant aux banques. Mais ledit fonctionnaire était bien sûr incapable de surveiller ces trusts complexes avec l'aide de deux secrétaires à mi-temps.

Des gentlemen, on ne pouvait plus respectables ces avocats-financiers, sandales aux pieds et chemise hawaïenne aux couleurs criardes sur le dos ? Les revenus des licences bancaires remplissaient les caisses de ce rocher volcanique et pittoresque de 11 000 habitants isolé au beau milieu de l'océan.

A la suite de constantes pressions de la communauté internationale, les îles Cook ont réformé leur législation et sont rentrés dans le rang. L'archipel ne figure plus aujourd'hui sur la liste des quatorze pays ne répondant pas aux critères de transparence du Forum mondial du G20.

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Marc Roche
journaliste au Monde.fr
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All offshore financial is an island, yesterday and today ...
The Monde.fr | 04/05/2013 at 13:08 Updated 5/4/2013 at 18:32
By Mark Roche

In spring 2001, Le Monde had sent me on assignment in the Pacific to investigate the tax havens of the region, taking advantage of the geographical distance, the lack of a controller worthy of the name and bank secrecy welcomed with open arms money player in search of a safe haven.
A de facto protectorate of New Zealand, the Cook Islands, at the time gave refuge to capital "super rich" American and Australian and Chinese and Russian entrepreneurs. Not to mention a handful of billionaires in Europe, like the Baron Elie de Rothschild.
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Surprise, Rarotonga, the capital of the archipelago, did not feel the glitz and black money, full nose, like small financial havens in the Caribbean. No Rolls, limousines, luxury hotels, private beaches. In the "downtown" area, away trinket shops, bars, outdoor tropical imitation ice cream parlors, stood the white buildings of two or three floors, wood-frame, fitted with canopies: the "City" offshore financial center, not paying mine.
Read the survey French banks in the shade of palm trees
MINIMIZE "banal" ITS TAX
"We allow our clients to minimize their tax trivially. But it is not a question of money wash crime", we were told an Australian lawyer specializing in the setting-up of shell companies. They were called "cookies", these local legal entities created under the "International Companies Act" text passed by the local assembly rump supposedly regulating the financial industry. We also found the same assemblies in other offshore areas in the region, Nauru, Vanuatu, Samoa and Niue.
Our interlocutor stressed that his clients were mainly Americans, Australians and Chinese. Europeans? "A handful ...". We will not know more. All financial offshore is an island, past and present ...
Very clever that between secrecy and remoteness, was able to determine the origin of funds in this financial exotic. There was no income tax or capital gains on or inheritance. The Government of Rarotonga had no information on tens of thousands of companies that had a fictitious headquarters to one of seven international financial firms approved. These last were not required to identify their customers or keep records.
Read the chat Offshore Leaks: We will publish a dozen French names significant
LAWYERS Hawaiian shirts
The companies in question were domiciled in Rarotonga, but the funds were managed by large brokerage houses on Wall Street or the City of Geneva. As the tutelary power, New Zealand, she refused to intervene in this fully autonomous archipelago, for fear of being accused of "neo-colonialism" ... Authorities Wellington nonetheless obtained at the end of 1999, the appointment of an independent commissioner for banks. But officials said was of course unable to monitor these trusts complex with two part-time secretaries.
Gentlemen, could no longer respectable lawyers these financial sandals and garish Hawaiian shirt on your back? Income banking licenses filled the coffers of this volcanic rock and picturesque 11,000 people isolated in the middle of the ocean.
Following continued pressure from the international community, Cook Islands have reformed their legislation and returned to the ranks. The island today is no longer on the list of fourteen countries do not meet the criteria of transparency Global Forum G20.
Read all our content Offshore Leaks

Marc Rochejournalist Monde.fr




すべてのオフショア金融は、島、昨日と今日は...
Monde.fr |13:082013年4月5日•更新2013年5月4日18:32
マーク·ロシュ社


2001年春に、ル·モンドは、名前と銀行機密に値するコントローラの欠如、地理的な距離を生かし、地域のタックスヘイブンを調査するために太平洋に割り当てに私を送った安全な避難所の検索で開いて腕のお金プレーヤーを歓迎した。
当時のニュージーランド、クック諸島、の事実上の属国では大文字の "スーパーリッチ"アメリカとオーストラリアと中国とロシアの起業家に避難しました。バロン·エリー·ド·ロスチャイルドのようなヨーロッパの億万長者の一握りを、言うまでもありません。
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驚き、ラロトンガ島、列島の首都は、カリブ海の小さな金融避難所のような華やかさとブラックマネー、完全鼻を感じることはなかった。いいえロールスロイスない、リムジン、高級ホテル、プライベートビーチがあります。 "ダウンタウン"の領域では、離れて小さなアクセサリーショップ、バー、屋外トロピカル模造アイスクリームパーラー、装備、木枠、2つまたは3つのフロアの白い建物が立っていた天蓋: "シティ"オフショア金融センター、鉱山を払っていない。
ヤシの木の木陰で調査フランスの銀行を読む
"陳腐な" ITS税を最小
"我々は我々のクライアントは自明に彼らの税金を最小限に抑えることができますが、それはお金の洗浄犯罪の問題ではない"、私たちは、シェル社の段取りに特化したオーストラリアの弁護士に言われた。彼らは、 "クッキー"、おそらく金融業界を規制する地方議会尻から渡された "国際会社法"テキストの下に作成されたこれらのローカルの法的実体と呼ばれていました。我々はまた、地域の他のオフショア地域で同じアセンブリ、ナウル、バヌアツ、サモア、ニウエを見つけました。
私たちの対談は、彼のクライアントは主にアメリカ人、オーストラリア人と中国人だったことを強調した。ヨーロッパ人? "一握り..."。我々はより多くを知ることができません。すべての金融オフショアは、過去と現在の島です...
秘密を守ることと疎外の間、このエキゾチック金融における資金の起源を決定することができたことを非常に巧妙。は所得税やキャピタルゲインに対するまたは継承はありませんでした。ラロトンガの政府が承認された7つの国際金融機関のいずれかに架空の本社があった企業は数万にも情報がありませんでした。これらの最後は、お客様を特定したり、記録を保持することが必要ではありませんでした。
チャットオフショアリークを読む:私達はダースフランス語の名前は重要で公開されます
弁護士アロハシャツ
問題の企業はラロトンガに居住されたが、資金は大手証券ウォールストリートの家やジュネーブ市によって管理されていました。守護神パワー、ニュージーランドのように、彼女は "新植民地主義"と非難されることを恐れて、この完全に自律的な列島に介入することを拒否した...ウェリントン当局は、それにもかかわらず、1999年末に銀行のための独立した委員の任命を得た。しかし、当局はもちろん、2パートタイムの秘書を持つ複雑なこれらの信託を監視することができませんでしたと語った。
皆様、可能性はもはや立派な弁護士があなたの背中に、これらの金融サンダルや派手なアロハシャツ?所得銀行免許はこの火山岩と海の真ん中に孤立絵の11,0​​00人の財源を埋め尽くした。
国際社会からの継続的な圧力に続いて、クック諸島は、その法律を改正しており、ランクに戻った。島の今日は、透明グローバル·フォーラムG20の基準を満たしていない14カ国のリストにはありません。
すべての私たちのコンテンツオフショアリークを読む

マルク·ロシュジャーナリストMonde.fr




Todos financiero offshore es una isla, ayer y hoy ...
El Monde.fr | 04/05/2013 a las 13:08 actualizado a las 18:32 05/04/2013
Por Mark Roche



En la primavera de 2001, Le Monde me había enviado en una misión en el Pacífico para investigar los paraísos fiscales de la región, aprovechando la distancia geográfica, la falta de un control digno de ese nombre y el secreto bancario dio la bienvenida con los brazos jugador abierta dinero en busca de un refugio seguro.
Un protectorado de facto de Nueva Zelanda, las Islas Cook, a la vez dio refugio a capital "súper ricos" empresarios americanos y australianos y chinos y rusos. Por no hablar de un puñado de multimillonarios en Europa, como el barón Elie de Rothschild.
Ver el video >>




Sorpresa, Rarotonga, capital del archipiélago, no sentía el brillo y el dinero negro, la nariz llena, como pequeños paraísos financieros del Caribe. No Rolls, limusinas, hoteles de lujo, playas privadas. En el "centro", las tiendas de baratijas fuera, al aire libre, bares tropicales imitación heladerías, estaban los edificios blancos de dos o tres pisos, marcos de madera, provisto de copas: la "City" paraísos financieros, no pagar la mía.
Lea los bancos encuestados franceses a la sombra de las palmeras
MINIMIZAR "banal" SU IMPUESTO
"Permitimos a nuestros clientes a minimizar sus impuestos trivial. Pero no es una cuestión de delito de lavado de dinero", nos dijo una abogada australiana que se especializa en la creación de empresas ficticias. Ellos fueron llamados "cookies", estas entidades locales jurídicas creadas bajo el título "Ley de Empresas Internacionales" texto aprobado por la asamblea local grupa supuestamente la regulación de la industria financiera. También encontramos las mismas asambleas en otras áreas costa afuera de la región, Nauru, Vanuatu, Samoa y Niue.
Nuestro interlocutor insistió en que sus clientes eran principalmente estadounidenses, australianos y chinos. Europeos? "Un puñado ...". No sabremos más. Todos financiero offshore es una isla, el pasado y el presente ...
Muy inteligente que entre el secreto y la lejanía, fue capaz de determinar el origen de los fondos en este exótico financiero. No había ningún impuesto sobre la renta o las ganancias de capital en o herencia. El Gobierno de Rarotonga no tenía información sobre decenas de miles de empresas que tenían una sede ficticia a una de las siete firmas financieras internacionales aprobados. Estos últimos no estaban obligados a identificar a sus clientes o llevar registros.
Lea las fugas offshore de chat: Vamos a publicar una docena de nombres franceses significativo
ABOGADOS camisas hawaianas
Las empresas en cuestión tenían su domicilio en Rarotonga, pero los fondos eran manejados por grandes casas de corretaje de Wall Street o la Ciudad de Ginebra. A medida que el poder tutelar, Nueva Zelanda, se negó a intervenir en este archipiélago totalmente autónomo, por temor a ser acusados ​​de "neo-colonialismo" ... Las autoridades, sin embargo Wellington obtenido al final de 1999, el nombramiento de un comisionado independiente para los bancos. Pero funcionarios dijeron que era por supuesto no puede controlar estos fideicomisos complejos con dos secretarios a tiempo parcial.
Señores, ya no podía abogados respetables estas sandalias financieros y chillonas camisas hawaianas en la espalda? Licencias de los ingresos bancarios llenó las arcas de esta roca volcánica y pintorescos 11.000 personas aisladas en medio del océano.
Tras la presión constante de la comunidad internacional, las Islas Cook han reformado su legislación y regresó a las filas. La isla hoy en día ya no está en la lista de los catorce países que no cumplen los criterios de transparencia G20 Foro Global.
Lee todos nuestros Fugas offshore contenido

Marc Rocheperiodista Monde.fr

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